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Chaque jour, notre attention choisit une direction.
La plupart du temps, nous ne nous en rendons même pas compte.
Nous nous réveillons et presque automatiquement, notre esprit commence à chercher :
Qu’est-ce qui ne va pas ?
Qu’est-ce qui me préoccupe ?
Qu’est-ce qui pourrait mal se passer aujourd’hui ?
Cette tendance est profondément humaine.
Notre cerveau est conçu pour repérer les dangers, anticiper les difficultés et nous protéger.
Mais avec le temps, quelque chose d’étrange peut se produire.
Nous pouvons finir par regarder presque exclusivement ce qui manque, ce qui inquiète ou ce qui fait souffrir.
Le corps suit alors la même direction.
La respiration devient plus courte.
Les épaules se tendent.
Le sommeil devient plus léger.
Le système nerveux reste en alerte.
Sans le vouloir, nous entrons dans un état de protection permanent.
Pourtant, il existe une autre direction.
Je me souviens d’une patiente qui traversait une période extrêmement difficile depuis plusieurs années.
Elle analysait ses problèmes, ses émotions et ses blessures avec beaucoup de sérieux.
Puis je lui ai posé une question très simple :
« Passez-vous autant de temps à observer ce qui va bien qu’à chercher ce qui ne va pas ? »
Elle est restée silencieuse quelques instants.
Comme si cette possibilité ne lui avait jamais traversé l’esprit.
Ce jour-là, je me suis rappelé quelque chose d’essentiel.
L’attention n’est pas seulement psychologique.
Elle est aussi physiologique.
Lorsque nous orientons constamment notre regard vers les menaces, le corps se prépare.
Lorsque nous commençons à voir ce qui est encore vivant, ce qui est encore possible, le corps répond différemment.
La respiration devient plus profonde.
Le visage s’adoucit.
L’espace intérieur s’ouvre un peu plus.
Cela ne signifie pas ignorer les difficultés.
Cela ne signifie pas faire semblant que tout va bien.
Cela signifie simplement que la vie est plus vaste que nos problèmes.
Chaque jour, nous pouvons porter notre attention vers ce qui nous protège.
Ou vers ce qui nous permet de vivre.
Une pensée vers la peur.
Une pensée vers la confiance.
Une pensée vers le contrôle.
Une pensée vers la curiosité.
Une pensée vers la protection.
Une pensée vers la vie.
Et parfois, un simple changement de direction devient le premier pas vers une transformation beaucoup plus profonde.
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Fasciapuncture® Clinical Reflections
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